RARE représentation d’un lévrier couché, au modelé élégant et naturaliste, à décor polychrome. L’animal, allongé de tout son long, repose paisiblement sur une base rectangulaire imitant le marbre aux tons rosés, encadrée d’une moulure dorée.
Le pelage du chien est finement traité dans un dégradé subtil de bruns, noirs et gris, mettant en valeur les volumes du corps et la finesse anatomique caractéristique de la race. Les détails du museau, des yeux et des oreilles sont d’un réalisme saisissant.
Ce type de sujet animalier, très apprécié sous l’Empire et la Restauration, ornait souvent les cheminées ou les vitrines de collection dans les intérieurs raffinés.
Aujourd’hui, ces pièces sont rares, et figurent parmi les sujets animaliers les plus recherchés de la production parisienne du début du XIXe siècle.
Dimension(s) : Haut. 9,8 cm - Long. 25,5 cm - Larg. 10 cm,
Condition(s) : TRÈS BON ÉTAT - Petite fêlure reprise sous la base (totalement invisible à l'œil),
Époque : DÉBUT XIXe siècle.
Au début du XIXe siècle, le lévrier devient un symbole de raffinement et d’élégance, en parfaite harmonie avec l’esthétique néoclassique de l’Empire et de la Restauration. Sa silhouette élancée et gracieuse rappelle les idéaux antiques, très prisés dans les arts décoratifs. Traditionnellement associé à la noblesse, il conserve son image de chien de cour, compagnon des élites. on le trouve représenté en peinture, sculpture, porcelaine ou pendules, le lévrier s’impose comme un sujet décoratif à la mode. Parallèlement, le goût croissant pour les animaux de compagnie renforce son statut d’animal de salon raffiné. On le retrouve aussi dans la littérature romantique, où il incarne fidélité, mélancolie et distinction.